Entraunes

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1. La Paroissiale d'Entraunes

Notre-Dame de la Nativité, dite Notre-Dame de Septembre , 2ème tiers du XIIIe

Première église de type roman, (1650) agrandissement et réorientation (chœur au nord, façade d’accès au Sud).
La première mention du castrum ne date que de 1232-44. En 1329, un acte concernant l'église d’Entraunes est passé à Saint-Clément. Ceci pourrait laisser entendre que l’église d’Entraunes était alors une dépendance du prieuré rural de Saint-Clément (1).
Construite à l’emplacement d’un ancien fort, détruit en 1545 , l'église romane du XIVe est réorientée et agrandie et les chapelles sont ajoutées entre le XVIIe et le XVIIIe.'L'Eglise Notre-Dame de la Nativité était une dépendance de labbaye de Saint-Pons, dédiée uniquement à Saint-Pons jusqu’en 1867.

Dans son Histoire des Alpes-Maritimes, Pierre Gioffredo (2) rappelle que le souvenir de Saint Pons est célèbre non seulement à Nice et dans son comtat mais aussi dans toute la Provence [...] nombreuses églises dont celle-ci la paroissiale St-Pons.(...) De nos jours à l’occasion des travaux de restauration de l’autel on y a retrouvé une dent du saint. Probablement obtenu dans le passé des moines de Saint Pons, enveloppée dans un petit parchemin que j’ai lu en 1672 dans ce lieu, dans un style grossier il y était écrit ceci : "Ici sont les reliques de Saint Pons d’Entraunes qui ont été placées sous l’autel par Don Pierre, prêtre de Gislos et par des nobles et d’honnêtes habitants du dit-lieu, qui furent extraites et murées par Don Laugier de Guille autrefois prêtre d’Entraunes en 1306, le 2 avril. »

Les quatre chapelles sont ensuite réunies (1805-1806) dans un édifice unique (3). Son originalité vient de son clocher asymétrique, à demi arrondi.
Vous trouverez l’inventaire du mobilier de la paroisse réalisé en 1905 dans les archives du site et un guide inventaire réalisé par René Liautaud (4) dans la France Rustique et le Lanternin n°1, pp. 4-8.

Elle renferme plusieurs toiles s’échelonnant de 1655 à 1696 signées soit André de Castellane ou André ou Andrea sans doute de « l’école André de Castellane » très appréciée dans la vallée

À voir notamment :

Jean André de Castellane, Lire l'article

  • 1655, le festin chez Simon le magicien (voir à propos de cette copie de Rubens l'article de Luc Thevenon « Guiglielmo Thaone, peintre » (5)
  • 1655, Crucifixion et Saint Pons
  • 1665, Couronnement de la vierge et les SS. Félix de Valois et Jean de Matha (les Trinitaires)
  • 1684, Les Ames du Purgatoire
  • 1696, Saints Barthélémy, Jean et Pierre
  • 1690, La Vierge en gloire et le Saint-Suaire.


2. Les paroissiales secondaires

3. Les chapelles

Paul Canestrier(21) en dénombre en 1946 des centaines au cœur du haut pays, près de 500 où l’office était encore célébré. Elles illustrent la grande angoisse de la fin du Moyen-Âge et un effort pastoral développé méthodiquement à l’initiative des ordres religieux pour maintenir vivante la foi dans les campagnes. Plus les fidèles ont peur plus ils appellent à leur secours Dieu et les saints. Plus les clercs craignent une baisse ou une dérive de la foi plus ils multiplient les sermons en image. La grande peur du Moyen Âge c’était la mort violente, les épidémies, la guerre endémique, la peste, d’où le succès des saints prophylactiques Saint-Sébastien, St-Roch, Saint-Antoine-l’Ermite... Ces chapelles de campagne, les gens profondément croyants du XVIe les ont construites comme autant de bastions avancés d’une citadelle invisible, afin de détourner du village les fléaux qui répandaient la terreur, notamment la peste, le choléra, la lèpre, les suppôts du diable, les bandits de tout poil (22). Edifices de protection contre les épidémies, les maux venus du dehors (du littoral ?), elles étaient construites près des routes muletières, au long des drailles, aux finages du territoire communal, à l’entrée des villages ou bien à l’endroit où l’on perd de vue le village, avec une prédilection pour les points de passage élevés : ponts, col... elles avaient de multiples usages. Ces chapelles servaient aussi de stations lors des processions notamment aux Rogations (23). Elles pouvaient servir de lieu de pélerinage (Saint-Barnabé), d’abri temporaire voire de refuge. C’est la raison pour laquelle ces chapelles ont souvent un porche ouvert avec porte à claire-voie (muni de banquettes) avec auvent et grille en bois (Saint-Sebastienet *Saint-Jean au Cros à Entraunes) Ces chapelles abritent des peintures murales parfois des retables (**Lieuche, Roubion, St-Etienne-de-Tinée**) ou simplement des décorations. La plupart sont rectangulaires et ont un chevet plat (sauf les plus anciennes qui ont une abside en cul de four).

Les chapelles d'Entraunes

Plaque de verre de Victor de Cessole n° 5397 Plaque de verre de Victor de Cessole n° 5398Plaques de verre de Victor de Cessole n°5397 et 5398

Pour l’ évêché de Glandèves, l’édifice le plus élevé est la Chapelle de la Sainte-Trinité datée de 1555, à 1750 m d’altitude qui semble avoir toujours était en mauvais état à en croire aussi bien les visites pastorales anciennes que les rapports plus récents comme celui de Mossa en 1921 : "À Estenc – La Trinité, petite chapelle abandonnée servant d’entrepôt à un entrepreneur de travaux publics. C‘est décidément une coutume de la contrée, on remarque aux deux angles des inscriptions qui paraissent illisibles mais qui sont simplement inversées' in : Archives manuscrites de Mossa. Fonds Mossa, Bibliothèque de Cessole, 136/13 feuillet 21. La plus haute de la vallée, cette chapelle était à l’origine à l’emplacement de l’hôtel «le relais de la Cayolle». Lors de la construction de ce dernier, en 1947, l’oratoire a été déplacé par Hector Antoniazzi et reconstruit dans des proportions moindres à l’emplacement actuel. Voir aussi les cartes postales des fonds suivants : Fonds Gilloux Georgette, Fonds Conil Jean-Pierre et Fonds Antoniazzi

Fonds Gilloux Georgette et Fonds Conil Jean-Pierre
Fonds Antoniazzi et Fonds Antoniazzi

Dans l’immédiate après-guerre, Alexis Mossa et son fils Gustave Adolpheparcourent le haut pays afin de réaliser un recensement des architectures et des trésors religieux et faire ainsi l’inventaire d’un patrimoine encore largement méconnu.


Fonds Mossa, Bibliothèque de Cessole. Nice.

Selon M. Brun cité par René Liautaud, la chapelle Saint Jean serait due à une fondation avec cens par quelqu’un du Cros, avec droits et devoirs incombant au Cros [Archives Liautaud René]

A la titulature principale Saint-Jean Baptiste s’ajoutent deux cultes secondaires Antoine de Padoue et Jacques le Majeur.

  • Un acte du 12 mai 1722 indique que son propriétaire Louis Baudoin , l’a fait réparer en souvenir de ces « ancêtres fondateurs ».
  • Le 30 janvier 1824, un autre acte stipule que ce sont les propriétaires du quartier qui font procéder à des restaurations.

Desservies jusque vers 1920, la chapelle, un temps abandonnée, a été restaurée en 2006.
Son tableau est conservé dans la chapelle du Rosaire à Entraunes.

  • Même titulature dans le canton : Eglise Saint-Jean-Baptiste à Beuil ; à Péone, (quartier de la Baumette) ; chapelle Saint-Jean ou Saint-Jean-du-désert à Beuil (lieu-dit Saint-Jean); chapelle Saint-Jean Baptiste à Châteauneuf d’Entraunes (quartier des Tourrès) ,Saint-Martin-d’Entraunes (quartier de Rio Sala) et à Sauze  ; église Saint-Jean à Guillaumes (quartier de Barsès, hameau de Saint-Jean).

La Chapelle Saint-Jean
Commune : Entraunes / Canton : Guillaumes / N° : EGLI0316
Fonction : Chapelle, ancienne chapelle privée
Titulature : Saint-Jean-Baptiste, Saint-Antoine-de-Padoue, Saint-Jacques-le-Majeur
Nom usuel : Chapelle Saint-Jean Localisation : hameau du Villars Protection Monument historique : Sans
Construction : 1660
Modifications : 1722, 1824, 2006
(Luc Thévenon, Conservateur en chef du patrimoine.)

Les chapelles d'Estenc

a) Chapelle-oratoire de la Sainte-Trinité

La chapelle originelle est datée de 1555

Plaque de verre de Victor de Cessole n°5398
Plaque de verre de Victor de Cessole n°5398. Bibliothèque de Cessole. Nice

Voir aussi les cartes postales des fonds suivants :
Fonds Gilloux Georgette et Fonds Conil Jean-Pierre
Fonds Antoniazzi et Fonds Antoniazzi

Pour l’ évêché de Glandèves, l’édifice le plus élevé est la Chapelle de la Sainte-Trinité datée de 1555, à 1750 m d’altitude qui semble avoir toujours était en mauvais état à en croire aussi bien les visites pastorales anciennes que les rapports plus récents comme celui de Mossa en 1921 : "À Estenc – La Trinité, petite chapelle abandonnée servant d’entrepôt à un entrepreneur de travaux publics. C‘est décidément une coutume de la contrée, on remarque aux deux angles des inscriptions qui paraissent illisibles mais qui sont simplement inversées'
in : Archives manuscrites de Mossa. Fonds Mossa, Bibliothèque de Cessole, 136/13 feuillet 21.

La plus haute de la vallée, cette chapelle était à l’origine à l’emplacement de l’hôtel «le relais de la Cayolle». Lors de la construction de ce dernier, en 1947, l’oratoire a été déplacé par Hector Antoniazzi et reconstruit dans des proportions moindres à l’emplacement actuel.


La chapelle « reconstruite » en 1947

A l’extérieur restent visibles les inscriptions septembre 1555, inscriptions cassées et remontées à l’envers lors du « déplacement » de 1947.

A l’intérieur un petit autel sculpté présente un Christ debout sur un globe, portant la croix sur sa poitrine. Sur les côtés une niche et une fresque rustique illustrant un récit de la Bible dans lequel trois anges apparaissent à Abraham, à Mambré (sanctuaire d’Hébron au cœur de la montagne de Juda). Plusieurs pères de l’église auraient vu dans ce récit l’annonce de la sainte-Trinité. Depuis les premiers siècles du christianisme, le récit biblique de la visite de trois étrangers à Abraham et Sara (Genèse 18, 1-22 ) a été interprété comme une manifestation de la Sainte Trinité. Depuis les anciens temps, il existe donc une image de la Sainte Trinité, sous l’apparence de trois anges, à l’endroit même où les trois étrangers sont apparus à Abraham.(Intérieur de la nouvelle chapelle)


(Intérieur de la nouvelle chapelle)

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Dans le procès verbal de visite de la succursale d’Estenc de la paroisse d‘Entraunes en date du 1er septembre 1786 , il est mentionné qu’aucune visite ni ordonnance n’avait été fait auparavant et classe la chapelle de la Sainte-Trinité comme chapelle rurale au même titre que les chapelles Notre-Dame-des-Grâces et Saint-Sauveur...
"La succursale d’Estenc est composée de 21 habitants pesant environ cent âmes de communion. Les gros décimateurs sont Mgr l’évêque de Glandeve et Mr l’Archidiacre. Mgr l’Evêque a les 2/3 de tous les grains et l’archidiacre l’autre. La dîme des légumes appartient au curé d’Entraunes quant aux agneaux Mgr l’Evêque en prélève un sur douze. Il partage les autres avec Mr l’Archidiacre. La dîmes se paye au 22ème tant en grains que légumes, agneaux. Il y a deux chapelles rurales à savoir La Trinité et Saint-Sauveur. Celle de la Trinité est sans ornements et en mauvais état. Celle de Saint-Sauveur est encore en plus mauvais état puisqu’elle tombe en ruines de toutes parts ;(...) La chapelle de la Trinité est dit-on à la charge des Aillauds.
in : Visite pastorale du 1 septembre 1786 par Monseigneur Henri Hachette Des Portes, Evêque & Seigneur de Glandève . - Archives diocésaines. Nice. {Glandeve 2F2}

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Cette chapelle fondée à l’époque moderne semble devoir être considérée à part parmi les lieux de cultes. Ni chapelle de Pénitents, ni chapelles de protection, ni chapelles votives ni chapelles privées, ce minuscule édifice dressé sur une butte en retrait de quelques dizaines de mètres du ravin où coule le Var, sur un rocher dominant le point précis où celui-ci s’élance dans une gorge profonde. Les Anciens, les Barbares ou Grecs, avaient autant que nous la curiosité de rechercher les sources des fleuves ; curiosité de géographe, et aussi de mythographe, car les fleuves étaient des êtres sacrés, et il était bon de les adorer à leur source. Encore fallait-il pouvoir atteindre cette source, et qu’elle fût à proximité de sentiers praticables. Déjà les Anciens, de Strabon à Pline considéraient le Var, le Ουαρος, Varus flumen, comme un fleuve frontière. Certains chercheurs ont supposé même qu’un chemin a jadis remonté le Var jusqu’à sa source, que ce chemin aurait été suivi par les Grecs d’Antibes et de Nice.

Voir la publication de l’Ecomusée de la Roudoule : Des hommes et un fleuve : le Var . 2017

Cette hypothèse est évoquée aussi par Thévenon et Poteur : "Ce lieu fortement symbolique marque également la frontière entre les dernières terres habitables et cultivables et les alpages de haute montagne (...) Il est possible aussi que ce lieu de culte, dont la connotation païenne est forte, soit plus ancien et constitue la christianisation d’un culte de source comme la chapelle St Jacques, située à Guillaumes au quartier de Villeplane et qui concentrait des pèlerinages concernant toutes les paroisses limitrophes, soit également un lieu très symbolique de dévotion liée à l’eau."

in : Jullian Camille, Notes gallo-romaines, LIII, la source du Var et les cols transversaux des Alpes, pp. 55-56.- Revue des études anciennes, Université de Bordeaux III. Faculté des lettres et sciences humaines, 1912.

Voir aussi Visite pastorale du 1er septembre 1786

Plaque de verre de Victor de Cessole n°5397. Bibliothèque de Cessole. Nice

La Chapelle de la Sainte-Trinité (1555)

  • Commune : ENTRAUNES
  • Canton : Guillaumes
  • N° EGLI0313
  • Fonction : Chapelle
  • Titulature : La Sainte-Trinité
  • Localisation : Estenc
  • Protection Monument Historique : sans
  • Construction : 1555
  • Modifications : 1947
  • Propriétaire : Jean-Victor Gilloux en 1903

Petite nef rectangulaire sans abside, ni chœur, non orientée. Couvrement en charpente apparente. Couverture en bardeaux de mélèze. Seule ouverture : porte encadrée de deux fenestrons. A l’extérieur, l’appareil porte deux inscriptions comportant la date de Septembre 1555 admise comme celle de la construction. En 1947, l’édifice alors situé à l’emplacement de l’actuel Hôtel de la Cayolle a été démontée pour permettre la construction de celui ci et a été remonté sur son site actuel : une légère butte en retrait d’une cinquantaine de mètres. A cette occasion, les inscriptions ont été cassées et remontées à l’envers. Un oratoire marque l’emplacement initial (1948)
(Luc Thévenon)

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b) Notre-Dame-des-Grâces à Entraunes-Estenc

Chapelle Notre-Dame des Grâces, 1722-1723.

Un peu d’histoire... Lors de la visite pastorale de 1699, l’évêque autorisa, après l’incendie de la chapelle desservant le hameau, l’établissement d’un prêtre permanent investi des fonctions curiales. Preuve du dévouement au culte : en 1722, les chefs de famille d‘Estenc décident de bâtir une église. En quel endroit ? Les Aillaud et les Louiq veulent en amont, Les Gilloux et les Blanc en aval. Ils ne s’entendent point. Pour apaiser les rivalités entre les principaux hameaux, il fut décidé la construction de deux édifices: la chapelle Notre-Dame des Grâces et la chapelle Saint-Sauveur. L’on convint enfin que le prêtre partagerait la mauvaise saison entre l’église Saint Laurent et l’église Notre Dame (des Grâces). Le curé officiant six mois dans l’une et six mois dans l’autre devait en plus de son office remplir la fonction d’enseignant durant les mois d’hiver. La visite pastorale de 1785 accorde la prépondérance à Notre-Dame des Grâces étant donné sa proximité avec le cimetière et le presbytère et élève en 1788 (1) l’indemnité du  desservant au niveau de celle du secondaire d’Entraunes.


Victor de Cessole, chapelle Notre-Dame des Grâces, cimetière et presbytère. Estenc.
Bibliothèque du chevalier de Cessole, Nice. Inv. 233

«Après le concordat de 1801, Canestrier précise, les plus conséquents de ces hameaux furent  promus paroisse et pourvus d’un desservant. La paroisse  conserva le vocable de vieille chapelle. On se contenta, en général, de transformer le clocheton primitif en clocher et d’ajouter une cloche. Aujourd’hui un prêtre des environs bine* le dimanche au hameau. Le curé d’Entraunes suivant la coutume, officie six mois à Notre-Dame des Grâces, six mois à Saint-Sauveur. (2) » une réhabilitation...

La chapelle Notre Dame des Grâces présente un caractère patrimonial important. Eloignée des voies de communication, elle est restée telle qu’autrefois malgré un abandon progressif et des désordres liés à son ancienneté. L’intérieur de la chapelle, richement décoré de peintures murales, présente encore l’ensemble des objets liés au culte ainsi que de nombreuses boiseries de qualité. Le bâti et les infrastructures intérieurs ont longtemps été menacés par des infiltrations provenant du comblement des drains périphériques et du vieillissement de la toiture en bardeaux de mélèze (restauré dans les années 1980). La municipalité d’Entraunes et son maire Pierre Tardieu ont pris la décision d’entreprendre une 1ère tranche de travaux en 2017 consistant à mettre la chapelle hors d‘eau en refaisant l’ensemble des drains périphériques du bâtiment.
Une 2ème tranche vient d’être réalisée qui a concerné la réfection totale de la toiture en bac acier. Ces premiers travaux ont permis d’assurer la conservation de la chapelle en attendant une réhabilitation complète de l’intérieur

Alexis Mossa 1920 Cette chapelle est décorée de fresques mais modernes et très naïves, formant une arcade, autour de l’autel, supportée par une colonne. Sous l’arcade un ange en adoration, autour de la nef règne un stylobate avec pots de fleurs, le tout peint avec des couleurs bleu, vert, rouge, jaune. La facade extérieur est dans le même goût (voir croquis)

N-D-des-Grâces à Estenc

À voir notamment :

  • Clocheton en bois typique des vallées alpines,
  • la chapelle présente à l’intérieur un décor naïf réalisé en 1887 par un artiste local "Jean "Faïtou".

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Commune : Entraunes Canton: Guillaumes N° : EGLI0311
Fonctions : chapelle, ancienne église paroissiale secondaire
Titulature : Notre dame des Grâces
Nom usuel : Notre dame des Grâces
Localisation : quartier d’Estenc, la Lavancia
Protection Monument historique : sans
Construction : 1722-1723
Modifications : 1980, 2017, 2018

Nef unique de deux travées avec léger resserrement déterminant un chœur peu profond à chevet plat surélevé de trois marches.
Couvrement en berceau plein cintre à pénétration non appareillé (plâtre sur armature de lattes de bois).
Couverture en bardeaux refaites 1980, puis remplacée par un toit en bac acier (2018) et clocheton ajouté en bois surmontant le pignon de la façade. Des pilastres engagés délimitent les travées et le chœur tandis qu’une corniche simple en stuc court à la limite murs-voûte.
Un cimetière et l’ancien presbytère flanquaient l’édifice de l’est. Aujourd’hui le presbytère a disparu. (Luc Thévenon. Conservateur en chef du Patrimoine)

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c) Chapelle Saint-Sauveur- laTransfiguration

  • Chapelle Saint-Sauveur (la Transfiguration), 1722-1723. Modifications en 1804 (?), restaurée en 1987.

lire l'article

Plaque de verre de Cessole
Victor de Cessole, chapelle Notre-Dame Saint-Sauveur. Estenc.
Bibliothèque du chevalier de Cessole, Nice. Inv. 3104.
Ancienne église paroissiale secondaire.

À voir notamment :

  • Clocheton maçonné typique des vallées alpines.

clocheton
Fonds Mossa, © Bibliothèque du chevalier de Cessole - Nice.

Armoiries de Savoie
Alexis Mossa, 1920 ? « sur la pierre de seuil de la porte on voit gravés des signes, anagrammes et armoirie de Savoie. Fonds Mossa, © Bibliothèque du chevalier de Cessole - Nice.

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Bibliographie

1 Thévenon Luc, L’art religieux de la haute vallée du Var et du canton de Guillaumes. Nice Historique, 2002, p.123.

2 Thévenon Luc, Poteur Jean-Claude, Inventaire des édifices religieux du canton de Guillaumes. Publication : Nice : Conseil général des Alpes-Maritimes, 2001. Consultable à la Bibliothèque du CEPAM - UMR 7264 CNRS, Université Nice Sophia Antipolis ; Pôle Universitaire de Saint-Jean-d'Angély 324, avenue des Diables Bleus, F 06357 Nice Cedex 4 (monique.oger@cepam.cnrs.fr).
Thévenon Luc. Eglises et chapelles dans l’évêché de Glandèves, le Val d’Entraunes. Lou Lanternin, n° 12 Hiver 1982 – 1983 p. 11 à 19.

3 Sauze Elisabeth, Catalogue des actes concernant l’abbaye St-Eusèbe de Saignon in L’abbaye St-Eusèbe de Saignon (Vaucluse) et ses dépendances, Histoire et archéologie. Les cahiers de Haute-Provence, 5. Les Alpes de lumière, Forcalquier, Haute-Provence, 2006, pp. 307-361

4 Poteur Jean-Claude, Poteur Catherine, Thévenon Luc. Les possessions de l’abbaye St Eusèbe de Saignon dans la haute vallée du Var (XIIe-XIVe siècles), pp. 233-259, in L’abbaye St-Eusèbe de Saignon (Vaucluse) et ses dépendances, Histoire et archéologie. Les cahiers de Haute-Provence, Les Alpes de lumière, Forcalquier, Haute-Provence, 2006.

5 Sauze, Elisabeth. Catalogue des actes concernant l’abbaye St Eusèbe de Saignon in : L’abbaye St Eusèbe de Saignon (Vaucluse) et ses dépendances, Histoire et archéologie. Les cahiers de Haute-Provence, 5. Les Alpes de lumière, Forcalquier, Haute-Provence, 2006 (Consultable à la bibliothèque du musée d’Archéologie de Nice) :1329 - Présentation à l’évêque de Glandèves d’un candidat au prieuré d’Antraunes. Catalogue de 1484, n° 97 ... Instrumentum presentationis domino episcopo Glandatensi pro ecclesia de Antravenis, M° tricentisimo vicesimo nono et ego Pontius Alaudi notarius, actum apud Sanctum Clementem, LXXIX.

6 Voir le descriptif précis dans :
Poteur Jean Claude, Poteur Catherine, Thévenon Luc. Les possessions de l’abbaye St Eusèbe de Saignon dans la haute vallée du Var (XIIe-XIVe siècles) in : L’abbaye St-Eusèbe de Saignon (Vaucluse) et ses dépendances, 2006, opus cité p.240-241. Forcalquier, Haute-Provence, 2006. Et
Liautaud René. La France rustique, Editions Serre, Nice, 1986, pp. 232-235 pour la description de l’église proprement dite et pp. 239-247 pour l’inventaire.

7 Archives Anne-Marie Belleudy. Document référencé sous la cote Ch 0013 dans les archives du site.

Alexis Mossa. Notre-Dame de la Nativité. Clocher, 3 septembre 1902. GAM-342.© Musée Masséna - Nice

8 Sauze, Elisabeth. Catalogue des actes concernant l’abbaye St Eusèbe de Saignon. Op.cité. catalogue de 1484, n°24. Saint-Martin de Nogairet : « Sancti Martini de Nogayreto cum capella... »

9 Poteur Jean Claude, Poteur Catherine, Thévenon Luc. Les possessions de l’abbaye St Eusèbe de Saignon dans la haute vallée du Var (XIIe-XIVe siècles). Les cahiers de Haute-Provence, 5. Op. cité p.254-255.

10 « Nogairet » a pour origine le mot « noyer », arbre qui constitue depuis le XVIe les armes de la communautés de St-Martin d’Entraunes

11 Voir la rubrique « Les templiers et le val d’Entraunes » (en préparation).

12 Canestrier Paul. Les curiosités naturelles et artistiques du Haut Var. Nice historique, p.92, avril-septembre 1954.

13 Luc Thévenon, L’art religieux de la haute vallée du Var et du canton de Guillaumes, opus cité, pp.128-130 (p. 134 du fichier).

14 Ibid., p. 133.

15 Poteur Jean Claude, Poteur Catherine, Thévenon Luc. Les possessions de l’abbaye St Eusèbe de Saignon dans la haute vallée du Var (XIIe-XIVe siècles) in : L’abbaye St-Eusèbe de Saignon (Vaucluse) et ses dépendances, 2006, opus cité p.240-241. Forcalquier, Haute-Provence, 2006.

16 Sauze, Elisabeth, op.cité p.316. Catalogue de 1484, n°30. 18 mai 1183 : « et in ipso castro Sancti Martini ecclesiam Sancte Mariae cum decimis ».

17 Thévenon Luc. L’art religieux dans la haute vallée du Var et le canton de Guillaumes, opus cité, p.121.

18 Canestrier Paul. Voir supra.

19 Canestrier Paul. Les curiosités naturelles et artistiques du Haut Var. Nice historique, p.92, avril-septembre 1954.

20 Luc Thévenon, L’art religieux de la haute vallée du Var et du canton de Guillaumes, opus cité, pp.130-131 (p. 135-136 du fichier)

21 Canestrier, Paul. Les chapelles rurales et les saints populaires du comté de Nice. Folklore. Nice historique, numéro 178 de l’année 1946, p.3 .

22 Lorgues-Lapouge, Christiane. Trésors des vallées niçois, les peintures murales du haut pays. 1995, collection sigillum, Serre Editeur, Nice.

23 (note de la rédaction). Les jours des Rogations sont, dans le calendrier liturgique catholique, les trois jours précédant immédiatement l'Ascension. Le mot « Rogation » vient du latin rogare, qui signifie « demander ». Ce terme sert à qualifier cette période de l'année car l'Évangile du dimanche précédent comprend le passage «demandez ce que voudrez et cela vous sera accordé » (Jean 15, 7).

24 Fonds Mossa, Bibliothèque de Cessole, 136/13 feuillet 21.

25 Thévenon Luc, Poteur Jean-Claude. Inventaire des édifices religieux du canton de Guillaumes, opus cité, p.9-10.

26 Jullian Camille, Notes gallo-romaines, LIII, la source du Var et les cols transversaux des Alpes,pp.55-56. Revue des études anciennes ,Université de Bordeaux III. Faculté des lettres et sciences humaines, 1912.

27 Nous reviendrons sur ce sujet dans le chapitre consacré au Var (en construction).

28 Liautaud René, La France rustique. opus cité p. 231.

29 Canestrier, Paul. Les chapelles rurales et les saints populaires du comté de Nice. Folklore. Nice historique, numéro 178 de l’année 1946, p.5.